Ciné-cure

Le premier dimanche du mois, cure de Muraz, 16h30

Nous aimons tous le cinéma. Mais pour dire la vérité, il y a film et film. Et la qualité n’est pas toujours au rendez-vous. Michel Galabru disait à propos des dizaines de navets qu’il avait tourné : « Il faut aussi des navets si on veut manger sa soupe ».

Plutôt que de se la jouer au petit bonheur la chance, nous proposons des films déjà visionnés. Des films de qualité. Des films qui ont marqué, qui font réfléchir ou qui font sourire. L’idée est de les regarder ensemble, avec un bon verre, et d’en parler après.

Alors voici le concept : Un film, un bon film, une fois par mois à la cure de Muraz. Un horaire confortable, pour les seniors et les familles, à savoir début 16h30 (pour finir vers 18h00) et avoir encore la soirée de libre. Nous pensons assurer ces séance jusqu’à juin, avec reprise en septembre.

L’arrivée d’un canapé très confortable en février nous a mis en route pour une première séance en mars. Nous avons déjà regardé « Un drôle de paroissien », un film avec Bourvil réalisé par Jean-Pierre Mocky en 1964. L’histoire de  Georges Lachesnaye qui appartient à une vieille famille d’aristocrates désargentée, pour laquelle l’oisiveté est un principe sacré. Il faut cependant bien se nourrir… À court d’idée, il se rend dans une église adresser une supplique à Dieu. Il pense alors voir dans le geste d’une paroissienne une réponse…. Et il devient pilleur de troncs d’église…

Peut-on encore regarder des films qui donnent à penser ? Se divertir sainement ? Rire sans être vulgaire ? (…) Nous aimerions réfléchir et répondre à ces questions d’une manière ludiques en organisant des après-midi cinéma tous les mois. Chaque film sera précédé d’une brève introduction. La thématique des films ne sera pas obligatoirement religieuse, mais nous espérons qu’elle va pouvoir alimenter la discussion et l’apéro qui suivront.

Les séances sont gratuites. Possibilité d’apporter des amuses-bouches ou une bouteille de rouge.

Au plaisir de vous y retrouver.
Abbé Jérôme Hauswirth, curé

 

Quelques photos de la première « Ciné-cure »

      

 

Dimanche 2 avril à 16h30

A l’origine, il s’agit de trois pièces de théâtre écrites par Marcel Pagnol (1895-1974).

Elles sont communément regroupées sous l’appellation de Trilogie Marseillaise. Avec comme particularité pour la troisième (« César »,1936), d’avoir été réalisée  et directement adaptée pour le 7ème art par Pagnol lui-même, puis d’avoir passé sur les planches après coup. Les longs métrages, « Marius (1929) »Fanny (1931) sont mis en scène respectivement par Alexander Korda et Marc Allégret, sous la supervision de Pagnol, lui-même.

Marcel Pagnol, natif méridional ayant vécu à Marseille, à la fois homme de lettres et cinéaste, est très populaire dans le grand public. On lui doit notamment « Jean de Florette » et « Manon des Sources » ainsi que la « La Gloire de mon père » et « Le château de ma mère » tous deux largement autobiographiques.

1er volet: « Marius »: L’action se déroule au Vieux Port de Marseille, avant tout au Bar de la Marine, tenu par le jeune Marius(Pierre Fresnay), fils de César(Raimu). Pourtant Marius s’ennuie et rêve de bateaux et de grand large. Amoureux depuis l’enfance de Fanny (Orane Demazis), il n’ose déclarer sa flamme, celle-ci nourrissant les mêmes sentiments à son égard. Pour le rendre jaloux Fanny accepte la demande en mariage de Panisse (Fernand Charpin) un riche pêcheur pourtant de trente ans son ainé et par ailleurs grand ami de César. Apprenant cela, Marius se fâche avec Panisse.

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Dimanche 3 septembre 2017 à 16h30

Les Choristes est une comédie dramatique française réalisée par Christophe Barratier, sortie en 2004. Ce film est une adaptation du film de Jean Dréville, la Cage aux rossignols (1945), lui-même adapté par René Wheeler et Noël-Noël à partir d’une histoire de Wheeler et Georges Chaperot.

Nommé huit fois aux César et deux fois aux Oscar, le film obtient notamment le César de la meilleure musique de film et celui du meilleur son.

Janvier 1949. Clément Mathieu, professeur de musique sans emploi, est nommé surveillant dans un internat de rééducation pour mineurs, appelé « Fond de l’étang ». Particulièrement répressives, les méthodes appliquées par le directeur Rachin peinent à assurer l’autorité sur des élèves difficiles. En familiarisant les pensionnaires aux pratiques du chant, Clément amène de la sérénité dans l’établissement, bien que le directeur n’apprécie pas ses méthodes. Il repère en particulier Morhange pour son talent de chanteur et insiste auprès de sa mère, dont il tombe amoureux (amour non partagé), pour qu’il entre au conservatoire.

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Dimanche 1 octobre 2017 à 16h30

Don Camillo – Le Petit Monde de Don Camillo

Don Camillo est le nom d’un personnage de fiction créé en 1948 par l’humoriste, écrivain, journaliste et dessinateur italien Giovannino Guareschi. Héros d’une longue série de nouvelles humoristiques dont les célèbres joutes verbales et parfois musclées qui opposent Don Camillo et Peppone.

Don Camillo (Tarocci de son nom de famille, très rarement utilisé) est le curé du petit village italien de Brescello dans la Bassa padana, où il se livre à une guerre d’influence contre Peppone, le maire communiste. Don Camillo discute souvent avec la statue du Christ de son église, qui lui répond généralement sur un ton humoristique. Rivaux, mais unis par une forme de sympathie réciproque, don Camillo et Peppone vivent des aventures souvent picaresques, qui se traduisent parfois par des affrontements physiques, dans une longue série d’histoires au ton le plus souvent ironique mais parfois plus sombre.

Guareschi, militant anti-communiste, entendait tourner en dérision la situation politique de son pays et le poids du parti communiste italien.

Le grand succès des nouvelles inspira à partir de 1951 une adaptation au cinéma, la série de films « Don Camillo » ou « Le Curé » débuta avec le Petit Monde de don Camillo, coproduction italo-française sortie dans les salles en 1952. Gino Cervi devait initialement incarner don Camillo et Guareschi lui-même tenir le rôle de Peppone. Mais le metteur en scène Julien Duvivier, mécontent de cette distribution, fit tout pour dissuader Guareschi, qui renonça finalement. Duvivier proposa ensuite le rôle du prêtre à Jacques Morel mais celui-ci n’était pas disponible aux dates du tournage. Gino Cervi assuma finalement le rôle de Peppone, tandis que Fernandel était appelé pour prendre la vedette du film : ayant peur d’être cantonné aux rôles d’ecclésiastiques, il demanda un cachet tel qu’il pensait que le producteur refuserait son exigence qui fut finalement satisfaite.

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